
Le Centre de Tri des Déchets (CDT) à Noidans a ouvert ses portes en octobre 2006. Autorisé pour 17 000 tonnes, il a accueilli en 2006 près de 11 000 tonnes d’emballages ménagers (hors verre, transmis directement aux verriers) et divers papiers à trier. Zoom sur un métier en plein essor : Valoriste . Interwiew d’Aurélie Nicolet, salariée de la société COVED.
Vous êtes « Valoriste» sur le CDT, pouvez-vous nous en dire plus ?
Aurélie : Le métier de Valoriste consiste à finaliser le tri opéré par les particuliers chez eux, qu’ils trient en porte à porte ou en apport volontaire. Nous affinons le tri en séparant encore plus finement les emballages et revues selon des prescriptions techniques fournies par les filières de recyclage. Chaque matériau doit en effet, respecter un cahier des charges précis pour être accepté.

Concrètement, quel est votre rôle ainsi que celui de vos collègues ?
Aurélie : Chaque valoriste va distinguer parmi les bouteilles plastiques, le PET (polyéthylène teréphtalate) coloré, le PET clair, PEHD (polyéthylène haute densité) les tétra (NDLR : briques alimentaires) les cartonnettes d’emballages, journaux/magazines, boîtes métalliques et alu, gros de magazin (papiers, cartons… trop mouillés, trop vieux, trop jaunis, valorisés mais dans une « sous catégorie ») … soit 9 familles de produits différents auquel il faut rajouter une 10ème , celle des refus de tri (erreurs de tri, non recyclables).
Dans la cabine de Pré-tri, une première séparation est faite par 2 collègues entre les gros cartons (trop importants pour passer sur la chaîne de tri mais valorisés) et les « gros » refus (sacs poubelles….) jetés dans la benne de refus, partant à l’incinération. La vitesse sur la chaîne étant importante, nous n’avons pas le temps d’ouvrir les sacs (réservant par ailleurs, souvent de mauvaises surprises : couches, serviettes hygiéniques…). Les déchets passant cette cabine sont orientés en cabine de tri sur 3 « tapis roulants » distincts :
- le flux des journaux magazines : 3 valoristes retirent de ce flux majoritaire, les autres déchets (cartonnettes, flaconnages…) et les jettent dans des goulottes spécifiques, alimentant chacune une alvéole (ou un silo) dédié par matériau ;
- le flux médian de gros de magazin sur lequel 3 collègues interviennent pour là encore « affiner » le tri et retirer de ce flux majoritaire, les autres déchets ;
- le convoyeur des « corps creux » sur lequel les bouteilles de PET coloré « file » jusqu’au bout et tombe dans une alvéole dédiée et sur lequel 2 valoristes retirent les tétra, PET incolore, PEHD, aluminium… et les refus de tri (l’acier étant « happé » au passage par un aimant, situé en entrée de la ligne des corps creux).
Les alvéoles dédiées par matériau sont vidées une fois pleines. Les matériaux sont ensuite poussés vers la presse à balles, par les presseurs (au nombre de 3) qui en fonction des produits, vont sélectionner un programme pour la mise en balles.

Comment êtes vous devenue Valoriste ? Quel est votre parcours ?
Aurélie : Après un bac pro « Hygiène environnement » et une formation de « gestion des déchets » à l’AFPA de Besançon, j’ai travaillé dans une société de nettoyage. Habitant Noidans le Ferroux depuis 5 ans, j’ai postulé chez COVED à l’ouverture du site. C’est vrai que, vu mon métier, je suis plus sensibilisée à l’environnement dans ma vie de tous les jours (au travail comme à la maison) et nous faisons attention aux consommations d’eau, d’électricité… mais également sur le site, aux envols. L’environnement de travail est, de plus, agréable avec un très beau site, niché dans la verdure et propre. Pour éviter la lassitude au travail (les gestes sont répétitifs), je change avec mes collègues, de poste chaque semaine (voire tous les milieux de semaine).
Que souhaiteriez vous dire aux lecteurs du journal « Aujourd’hui, je trie » ?
Aurélie : Je voudrais rendre les lecteurs attentifs au fait que le tri n’est pas complètement mécanisé et que nous intervenons après leur geste de « pré-tri ». Il faut donc bien respecter les consignes de tri ! En effet, nous avons enregistré depuis l’ouverture du site 2 accidents dus à la nature du « refus de tri », à savoir une brûlure chimique sur un bras et une dans un œil. Nous avons des gilets, des gants… et les emballages devraient être vidés et ne pas contenir de produits dangereux. Merci de ne pas imbriquer les déchets les uns dans les autres (brique alimentaire dans une boîte métallique par exemple), nous n’avons en effet pas le temps de les séparer (nous trions, avec mes collègues (NDLR : 12 valoristes) jusqu’à plus de 5 tonnes de déchets à l’heure !) et le tout va donc en refus de tri ! Merci également de penser à nous et de ne pas jeter des cadavres d’animaux ou des sacs de couches dans les poubelles jaunes ou les conteneurs. Ces déchets n’ont rien à voir dans un Centre de Tri et seraient mieux jetés dans la poubelle grise tout de suite !

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La nature
vous dit : Merci !
En triant vos emballages, vous permettez leur recyclage et la préservation des ressources naturelles

Grâce à vous, le recyclage réalisé en 2007
Sur le territoire du SYTEVOM a permis :
La valorisation des 18 654 tonnes (77.15
kg/hab) de Papiers, cartons, flaconnages
plastiques & Verre, issus des collectes sélectives a permis d’économiser :
2 768 tonnes de bois,
5 588 tonnes de sable,
100 351 m3 d’eau,
40 003 MWh d’énergie,
5 873 tonne équi. CO2,
430 litres de pétrole brut
138 tonnes de gaz naturel
Ces tonnages représentent en équivalent emballages ou produits recyclés :
18 900 444 bouteilles de verre de 75 cl,
25 376 389 boites de céréales ou
7 536 788 boites à chaussures
20 117 143 bouteilles plastiques
de 1.5 litres ou 510 473 couettes ou
encore 1 276 181 pulls polaires,
420 000 canettes de 33 cl ou 846 vélos ou encore 3 692 trottinettes
38 462 briques alimentaires de 1 l
Ou 5 558 rouleaux de papier cadeau ou
29 000 paquets de 10 mouchoirs.
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